Astrium se voit confier l'étude d'un nouvel étage supérieur pour Vega
23 Juillet 2007
- Astrium étudiera de nouveaux concepts d’étage supérieur pour le lanceur Vega
- Le contrat de l’Agence aérospatiale allemande (DLR) ouvre de nouvelles perspectives au site de Brême
Brême, le 23 juillet 2007 - A la demande de l’Agence aérospatiale allemande (DLR, Cologne), Astrium étudiera, dans le cadre du projet « Venus » (Vega New Upper Stage), les différents concepts d’un nouvel étage supérieur destiné au futur petit lanceur européen Vega actuellement en phase de développement, dont le premier tir est prévu en 2009. Ce contrat d’étude représente pour Astrium une valeur globale d’un demi-million d’euros sur 18 mois.
« Cette étude ouvre d’intéressantes perspectives pour le site brêmois d’Astrium, car elle laisse entrevoir la possibilité de développer et de fabriquer à l’avenir les étages supérieurs de tous les lanceurs européens. Nous allons capitaliser le savoir-faire acquis sur Ariane pour mettre au point un étage supérieur performant et nous positionner ainsi comme spécialiste des étages supérieurs en Allemagne et en Europe », a déclaré Günter Stamerjohanns, responsable des Systèmes de lancement chez Astrium Allemagne, à l’occasion de la signature du contrat à bord du navire-école « Deutschland » amarré à Brême. Le petit lanceur Vega, capable d’accueillir une charge utile maximum de 1,5 tonne, sera doté d’un étage supérieur équipé d’un système propulsif russo-ukrainien.
« L’Allemagne soutient un accès autonome à l’espace pour l’Europe. Cette nécessité est d’autant plus forte dans le domaine des petits lanceurs que nous sommes confrontés à la baisse du nombre de lanceurs russes militaires reconvertis disponibles et à l’augmentation des prix de lancement», a expliqué Claus Lippert, chargé des Systèmes de lancement au sein de la DLR.
L’Agence spatiale européenne (ESA) a confié le programme Vega à l’Italie. L’Allemagne n’est pour l’heure pas impliquée dans ce projet. Selon Claus Lippert, s’il était décidé d’européaniser davantage et d’améliorer les performances de ce lanceur pour répondre à la demande croissante du créneau des petits satellites européens et pallier ainsi les risques d’une dépendance accrue envers les services de lancement russes, une participation de l’Allemagne, parce que spécialisée dans la fabrication d’étages supérieurs, pourrait s’avérer nécessaire. « A dessein d’anticiper toute décision susceptible d’aller dans ce sens, nous avons chargé Astrium d’examiner différents concepts techniques dans le cadre du projet Venus. A partir de ces résultats, nous serons en mesure de décider dès 2008 si et comment l’Allemagne participera aux éventuelles phases ultérieures de développement de Vega. Ce point sera discuté en étroite collaboration avec l’ESA et l’Agence spatiale italienne ASI, et figure à l’ordre du jour de la prochaine conférence interministérielle de l’ESA prévue fin 2008 », a conclu Claus Lippert.
A propos d’Astrium
Astrium est une filiale d’EADS dédiée aux systèmes et services spatiaux civils et militaires. En 2006, Astrium a réalisé un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros avec 12 000 employés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne et aux Pays-Bas. Ses trois principaux domaines d’activité s’articulent autour des divisions Astrium Space Transportation pour les lanceurs et les infrastructures orbitales, Astrium Satellites pour les satellites et les systèmes sol, et de sa filiale à 100 % Astrium Services pour le développement et la fourniture des services satellitaires.
EADS est un leader mondial de l’aérospatial, de la défense et des services associés. En 2006, EADS a enregistré un chiffre d’affaires de 39,4 milliards d’euros avec un effectif de plus de 116 000 personnes.
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