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Gaia, une sonde pour une carte en 3D de notre galaxie
Après Hipparcos, la nouvelle mission d’astrométrie globale Gaia fait partie d’un programme scientifique à long terme, décidé par l’Agence spatiale européenne (ESA). La sonde, en cours de construction chez Astrium, devrait partir en 2013 à bord d’un lanceur Soyouz.

Gaia recensera un milliard d’étoiles de notre galaxie en relevant près de 100 fois, au cours des cinq années que durera cette mission, leurs coordonnées et notamment leurs distances respectives, leurs position et l’évolution de leur brillance. De plus, cette mission devrait permettre la découverte de centaines de milliers d’objets célestes, à ce jour inconnus, y compris des planètes extrasolaires et des étoiles avortées, appelées naines brunes. A l’intérieur de notre système solaire, Gaïa devrait également arriver à identifier des dizaines de milliers d’astéroïdes supplémentaires.

Cette mission contribuera par ailleurs à la détection et à l’étude de dizaines de milliers de systèmes planétaires extrasolaires, ainsi qu’au relevé d’un vaste ensemble d’objets célestes, de toutes les tailles, allant des très nombreux corps mineurs présents dans notre système solaire aux 500 000 quasars, en passant par les galaxies voisines et environ 10 millions de galaxies plus éloignées. Enfin, Gaia procédera à de nouvelles vérifications particulièrement fiables de la théorie de la Relativité générale.

La sonde scientifique fera appel à un concept astronomique global, inauguré avec succès par Hipparcos, une autre réalisation d’Astrium. Le prédécesseur de Gaia a permis de recenser 100 000 étoiles au cours de l’année 1989. Gaia emportera des instruments ultramodernes, notamment le télescope le plus sensible jamais réalisé.A l’instar du télescope d'Herschel, de l'instrument Aladin et des trois satellites d’observation Formosat, Theos et Alsat 2, cet équipement de pointe bénéficie d’une expertise unique développée par Astrium dans le domaine des télescopes en carbure de silicium (SiC). La précision des mesures effectuées par Gaia sera extrêmement élevée : depuis la Lune, il lui serait possible de mesurer l’ongle du pouce d’une personne sur Terre !

Gaia tournera autour du Soleil à une distance dépassant celle de la Terre de 1,5 million de kilomètres, au point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre.

 

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Gaia Fact Sheet (PDF, version angl.)

Le saviez-vous ?
Point de Lagrange
Depuis son orbite située autour du point de Lagrange L2 (à environ 1,5 million de km de la Terre dans la direction opposée au Soleil), Herschel met 10 s pour établir une liaison de communication (duplex) avec la Terre.

Un point de Lagrange ou point de libration est une position de l'espace où les champs de gravité de deux corps en orbite l'un autour de l'autre, et de masses substantielles, Terre et Soleil par exemple, se combinent de manière à fournir un point d'équilibre à un troisième corps de masse négligeable, tel que les positions relatives de ces trois corps soient fixes. Les points de Lagrange sont donc des endroits dans l'espace où un troisième corps comme un satellite peut rester fixe par rapport aux deux autres. Les missions spatiales utilisent essentiellement les points L1 et L2 :

La sonde SoHO (Solar and Heliospheric Observatory), station d'observation du Soleil, est située depuis 1995 au point L1 à 1,5 million de km de la Terre (entre Terre et Soleil),

le point L2, situé à 1,5 million de km de la Terre à l’opposé du point L1, est particulièrement bien adapté pour observer le cosmos. Entre autres, les satellites Planck Surveyor et Herschel sont situées depuis 2009 et, plus tard, le James Webb Space Telescope, rejoindre 2013.

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