JWST

Télescope spatial James Webb (JWST) : NIRSpec et MIRI
Télescope spatial James Webb (JWST) : NIRSpec et MIRI
© ESA

Le James Webb Space Telescope (JWST), dont le lancement à bord d’une Ariane 5 est prévu pour 2013, est le successeur du télescope Hubble, qui, depuis sa mise en orbite en 1990, fournit des données et des images spectaculaires permettant de remonter le temps jusqu’à l’aube de l’univers. Hubble était déjà équipé d’une caméra pour objets faiblement lumineux fournie par les équipes aujourd’hui regroupées au sein d’Astrium. Cette caméra FOC (Faint Object Camera) a parfaitement fonctionné jusqu’en 1997, plus longtemps que n’importe quel autre instrument de première génération.

Les dimensions « définitives » du nouveau télescope universel JWST conçu pour un domaine spectral extrêmement large, du visible jusqu’à l’infrarouge moyen, dépassent de loin la capacité de transport offerte par les lanceurs existants. C’est pourquoi le déploiement du JWST avec son miroir primaire en 18 segments au diamètre global de 6,5 mètres et son pare-soleil de la superficie d’un terrain de tennis n’interviendra qu’après le transfert en orbite.

Pour éclaircir les mystères qui entourent les premiers instants de notre univers, le JWST est équipé de quatre instruments : un spectrographe pour l’infrarouge proche (NIRSpec), fourni par Astrium une caméra pour l’infrarouge proche (NIRCam) développée par l’Université de l’Arizona ; un instrument pour l’infrarouge moyen (MIRI) développé conjointement par le Joint Propulsion Laboratory (JPL) et l’ESA à la tête d’un consortium d’instituts de recherche européens conduit par Astrium UK ; et enfin un capteur de pointage fin (FGS) mis au point par l’Agence spatiale canadienne.

L’ESA a chargé Astrium en août 2004 de réaliser NIRSpec, l’œil superpuissant du JWST. Ce spectrographe de 200 kg sera capable de détecter les radiations les plus faibles émises par des galaxies aux confins de l’univers et permettra d’obtenir simultanément les spectres de plus d'une centaine d’objets. Pour réussir cet exploit, NIRSpec devra fonctionner à une température de -238 degrés Celsius. Le spectrographe est en cours de développement chez Astrium sur ses sites allemands de Friedrichshafen et d'Ottobrunn.

Le spectro-imageur MIRI (Mid-InfraRed Instrument) fait l’objet d’une collaboration entre un consortium européen réunissant 10 pays et le Jet Propulsion Laboratory (JPL). La communauté scientifique européenne bénéficiera de l’expertise d’Astrium UK, qui est responsable de l'ingénierie du projet et du système ainsi que de l'assurance qualité pour le compte du consortium.

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